L'internat vous donne l'occasion... Par Megan Gibson (AMC)

  1. D'apprendre :

    La musicothérapie est un domaine complexe à enseigner, et souvent, difficile à apprendre. Il faut acquérir une gamme de compétences tellement vaste - en musique, en psychologie, en thérapie - que, par la fin de notre formation universitaire, c'est difficile d'avoir maîtriser toutes ces habiletés. L'internat nous permet de continuer à apprendre, d'approfondir nos connaissances, et de devenir meilleur à évaluer si nous pouvons mettre en pratique ces connaissances à chaque jour, avec chaque séance, et avec chaque client.
  2. D'explorer :

    C'est impossible de tout discuter comme étudiant. Il y a peut-être un, ou plusieurs sujets de musicothérapie qui nous attirent, que nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer pendant notre formation universitaire. L'internat nous offre cette occasion : comme internes, nous avons la possibilité d'influencer la direction et le contenu de notre internat. Avec l'aide de notre superviseur, nous pouvons explorer une théorie, une technique, même un instrument ou une technologie que nous croyons sera utile dans notre pratique. C'est le temps de satisfaire notre curiosité!
  3. D'expérimenter :

    Savons-nous si nous sommes confortables à tenir des séances avec une approche thérapeutique particulière ? Ou, pensons-nous que nous préférons travailler avec une approche différente? Est-ce que nous avons toujours structuré nos séances de la même façon? Est-ce que c'est le temps d'essayer quelque chose de complètement différent? Peut-être que nous croyons que nous pouvons formuler une approche unique. Nos idées, nos talents, et surtout notre créativité, feront partie de notre pratique clinique, donc pourquoi pas essayer quelque chose de nouveau pendant l'internat? Nous découvrons peut-être un potentiel inattendu ou, que nos habiletés actuelles sont très efficaces.
  4. D'être protégée :

    C'est naturel de se tromper de temps en temps. Des fois, c'est tout simplement une idée qui n'a pas réussi comme nous le voulons; d'autres fois, nous sous-estimons notre clientèle. Les instants comme ceux-là arrivent tout le long d'une carrière d'un musicothérapeute, mais avec de l'expérience, ils arrivent moins souvent, et nous apprendrons comment mieux tenir le coup. Pendant l'internat, il sera accepté que nous fassions des erreurs - nous sommes encore en formation, et l'apprentissage n'arrive pas sans erreurs. Nos superviseurs, en acceptant ce rôle, anticipent que nous aurons quelques expériences négatives, et il ou elle sera disponible pour nous aider. Aussi, notre superviseur aura certainement informé les autres professionnels qui travaillent à nos sites d'internat que nous assister avec ces défis. Une fois que l'internat est fini, c'est rare d'avoir ce même niveau d'attention!
  5. De développer le soi thérapeutique :

    L'être humain se développe tout le long de sa vie : le thérapeute se développe aussi, non seulement dans ses habiletés, mais aussi dans son identité thérapeutique. Le musicothérapeute joue un rôle dans chaque échange thérapeutique, mais chaque thérapeute développe aussi un soi thérapeutique qui guide les choix qu'ils ou elles font à l'intérieure de leur travail clinique. Ce concept commence à se développer pendant l'université, mais il devient beaucoup plus raffiner lors de l'internat. De plus, nous avons le luxe de le discuter avec notre superviseur, et l'explorer à fond : « Comment est-ce que je me sens à propos de...? »
  6. De se joindre graduellement au monde du travail :

    Les exigences de faire partie du monde du travail sont différentes de ceux que notre vie comme étudiant. Ce n'est pas nécessairement plus difficile, ma ça demande souvent une re-distribution de notre énergie, notre attention, et de nos priorités. évidemment, tenir des séances toute la journée est différente de seulement faire une ou deux séances par semaine! Dans plusieurs domaines, il n'y existe pas d'occasion d'être orienté au monde du travail - nous entendons souvent dire que le travail actuel est très loin de ce qui était anticipé en finissant. L'internat nous offre une période d'orientation, et un temps pour nous adapter au rythme du travail.
  7. D'être respecté comme un professionnel :

    La plupart des disciplines professionnelles dans le domaine de la santé (physique et mentale) exigent une période semblable à l'internat. La physiothérapie, l'ergothérapie, l'audiologie, la récréologie, la thérapie d'art - toutes ces disciplines exigent un internat ou une autre période d'apprentissage similaire. Afin d'être reconnue comme un professionnel équivalent, vous devrez compléter l'internat. Lorsque vous pouvez dire « pour être musicothérapeute, il faut compléter un internat de mille heures... », le monde se dit « Mille heures! C'est impressionnant! »
  8. De préparer votre dossier d'accréditation :

    La structure du dossier d'accréditation est un miroir de l'internat. La majorité du dossier vous demande de décrire les composantes de votre expérience d'internat - les lieux d'internat, la clientèle, les programmes thérapeutiques, votre philosophie de musicothérapie, etc. Le processus d'accréditation est impossible sans l'internat. Nous pouvons donc vraiment faire avancer le dossier d'accréditation pendant l'internat - plusieurs sections peuvent être écrites en avance (par exemple, le curriculum vitae), et nous aurons notre superviseur disponible pour le réviser. Profitons-en!
  9. D'apprécier les bénéfices de la supervision :

    Plusieurs musicothérapeutes travaillent en isolation. Cette isolation peut être un éloignement géographique, mais, elle peut aussi exister en tant que professionnel. Souvent, même dans un milieu multidisciplinaire, nous n'avons pas d'autres musicothérapeutes disponibles afin d'offrir de la discussion clinique, surtout concernant les aspects musicaux de votre thérapie. Pendant l'internat, notre superviseur est disponible, et est capable de discuter ces sujets avec nous, de nous montrer des exemples, et d'observer notre travail afin de faire de recommandations quand nous l'avons besoin. Notre superviseur sert à nous inspirer, à nous pousser à vraiment investiguer et à développer nos sensibilités thérapeutiques. De plus, cette supervision est exigée - il faut au moins obtenir 30 heures de supervision; une fois que l'internat est terminé, c'est plus difficile à trouver du monde qui pourront vous offrir un même niveau de service!
  10. D'être assisté :

    L'AMC a toujours le but de représenter et d'assister les membres de l'association : mais pendant notre internat, nous avons un membre du comité désigné à nous aider avec le processus d'internat - c'est moi, la responsable de l'internat! Mon rôle est surtout d'offrir de l'assistance aux internes potentiels, aux internes actuels, et aussi aux superviseurs d'internat. En effet, n'importe qui peut communiquer avec moi afin de recevoir de l'information concernant l'internat. Les internes peuvent me joindre n'importe quand afin de chercher de l'aide concernant des questions, des problèmes, et même des conflits relatifs à leur internat. Les superviseurs, aussi, peuvent me poser des questions afin de mieux clarifier leur rôle et obligations. Il y a d'autres bonnes nouvelles : je travaille conjointement avec la responsable de l'accréditation pour assurer que le processus d'internat permet les internes de poursuivre l'accréditation le plus facilement possible. N'importe qui peut aussi communiquer avec la responsable de l'accréditation avec des questions concernant le procès et le dossier d'accréditation, n'importe quand. Il nous fait plaisir de vous assister!

Pour les questions qui subsistent, nous vous encourageons à communiquer directement avec Chrystine Bouchard, registraire francophone pour l'AMC (centremusico [ at ] yahoo.ca).